Dans un contexte politique marqué par des tensions persistantes et des débats récurrents sur l’avenir institutionnel du pays, Jean-Marc Kabund a pris une position sans équivoque sur la question de la révision constitutionnelle. S’exprimant avec fermeté, l’ancien président intérimaire de l’UDPS a déclaré qu’aucune révision de la Constitution ne sera possible dans les conditions actuelles de la République démocratique du Congo. Pour lui, bien que la révision soit en principe un mécanisme prévu par la loi fondamentale, le contexte national en bloque toute mise en œuvre.
Selon Kabund, la Constitution elle-même encadre strictement les circonstances dans lesquelles une révision peut être envisagée. Il souligne que la situation actuelle du pays — marquée notamment par des défis sécuritaires, institutionnels et politiques — constitue un obstacle juridique et pratique à toute modification constitutionnelle. Cette lecture s’appuie sur l’idée que certaines dispositions constitutionnelles interdisent toute révision en période de crise ou lorsque l’intégrité du territoire national est menacée.
Au-delà de l’aspect juridique, cette déclaration traduit également une posture politique claire face aux voix qui, au sein de la classe dirigeante, évoquent la nécessité de réformes profondes. Kabund rejette catégoriquement l’argument du “changement” par la Constitution, estimant que les véritables transformations attendues par la population ne dépendent pas d’un texte, mais plutôt de la volonté politique et de la gouvernance. En affirmant que « le changement n’est pas dans la Constitution », il appelle implicitement à une relecture des priorités nationales.
Enfin, cette sortie médiatique intervient dans un climat où les débats sur la réforme constitutionnelle suscitent à la fois espoirs et inquiétudes. Entre soupçons de manœuvres politiques et aspirations légitimes à l’amélioration du système institutionnel, la position de Kabund vient refroidir les ardeurs des partisans d’une révision imminente. Reste à savoir si cette analyse s’imposera dans le débat public ou si d’autres acteurs politiques viendront la contester dans les semaines à venir.
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