URGENT Belgique–Rwanda : les relations diplomatiques rétablies sur fond de tensions persistantes autour de la RDC
Actualités générales

RDC–Rwanda : Judith Suminwa estime que la question des FDLR ne peut plus justifier le maintien des troupes rwandaises en RDC

Par Rédaction Jambo
13 vues

Devant l’Assemblée générale des Nations unies, la Première ministre de la République démocratique du Congo, Judith Suminwa, a défendu la position de Kinshasa sur la présence militaire rwandaise dans l’Est du pays. Elle a notamment estimé que la question des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), régulièrement invoquée par Kigali pour justifier ses préoccupations sécuritaires, ne pouvait plus constituer un « prétexte » au maintien de troupes rwandaises sur le territoire congolais.

La cheffe du gouvernement congolais s’est appuyée sur les engagements pris dans le cadre du processus de paix. Selon elle, le protocole signé le 30 mai 2026 prévoit notamment le désarmement, la démobilisation et le cantonnement des combattants des FDLR, avant leur rapatriement ou leur relocalisation, avec la perspective de la dissolution du mouvement. Ces dispositions prévoient également que les personnes soupçonnées de crimes graves restent susceptibles de poursuites judiciaires.

Kinshasa met également en avant les premières mesures concrètes prises sur le terrain. Le rapatriement, avec l’appui de la MONUSCO, de 120 personnes associées aux FDLR a ainsi été présenté par Judith Suminwa comme une première étape dans la mise en œuvre des engagements concernant ce groupe. Les Nations unies ont elles aussi fait état de progrès dans le rapatriement de combattants des FDLR et de membres de leurs familles vers le Rwanda. 

Pour la Première ministre, ces évolutions doivent désormais permettre de dépasser les justifications sécuritaires régulièrement avancées dans le contexte de la crise entre la RDC et le Rwanda. Son message intervient alors que les processus diplomatiques de Washington et de Doha constituent deux cadres importants des efforts visant à parvenir à une solution politique et sécuritaire à la crise dans l’Est de la RDC. La Primature avait déjà souligné l’importance d’une coordination entre ces initiatives, l’Union africaine et les Nations unies. 

Judith Suminwa appelle ainsi à une mise en œuvre coordonnée des différents mécanismes de paix. Elle insiste notamment sur la nécessité de disposer d’un calendrier précis, d’un système de vérification indépendant et de mécanismes permettant de sanctionner les violations des engagements pris par les différentes parties.

La question de la MONUSCO occupe également une place importante dans cette approche. La Première ministre estime que la présence de la mission onusienne doit continuer à être évaluée en fonction de la situation sécuritaire sur le terrain, afin d’éviter qu’un retrait ou une réduction de ses capacités ne crée un vide susceptible d’aggraver la vulnérabilité des populations civiles.

Cette position rejoint certaines préoccupations exprimées au sein des Nations unies concernant la nécessité de protéger les civils et de garantir le respect des engagements de paix. Le Conseil de sécurité a notamment demandé la cessation des hostilités, le retrait des forces rwandaises du territoire congolais et la neutralisation effective des FDLR par la RDC. 

Au-delà des déclarations diplomatiques, l’enjeu reste désormais celui de la mise en œuvre effective des engagements sur le terrain. Pour Kinshasa, le désarmement des FDLR, le retrait des forces étrangères, la vérification des accords et la protection des populations doivent progresser de manière coordonnée afin de créer les conditions d’une paix durable dans l’Est de la République démocratique du Congo.


Réactions (0)

Laissez un commentaire

Soyez le premier à réagir à cet article.

Restez informé !

Recevez nos articles directement dans votre boîte mail.