L’opposant sud-africain Julius Malema est monté au créneau contre la montée de la xénophobie en Afrique du Sud, dénonçant un traitement discriminatoire envers les migrants africains et appelant à une prise de conscience collective à l’échelle du continent.
🛑 “Le crime est le crime, traitons-le comme tel”
Dans une déclaration ferme, le leader de l’Economic Freedom Fighters (EFF) a critiqué le double standard observé dans le traitement des étrangers. Selon lui, certaines catégories d’étrangers, notamment occidentaux ou asiatiques, bénéficient d’une perception plus favorable.
« Quand il s’agit d’une personne blanche sans papiers, on l’appelle investisseur. Mais lorsqu’il s’agit de mes frères africains, on les traite de “kwerekwere”. C’est de la haine de soi », a-t-il déclaré.
Il a notamment évoqué le cas de la famille Gupta, accusée par le passé d’irrégularités, pour illustrer cette inégalité de traitement.
🌍 Un plaidoyer pour l’unité africaine
Au-delà de la dénonciation, Julius Malema a lancé un appel fort à l’unité entre les peuples africains, rejetant les divisions héritées de la colonisation. Il a insisté sur la nécessité de dépasser les clivages linguistiques et géopolitiques.
« Le Nigeria, c’est l’Afrique du Sud, et l’Afrique du Sud, c’est le Nigeria. Nous sommes un seul peuple », a-t-il martelé.
Il a également dénoncé l’influence persistante des puissances étrangères, citant notamment Theresa May, qu’il accuse de perpétuer des divisions entre Africains.
🌱 La question foncière au cœur du combat
Le leader de l’EFF a réaffirmé son engagement pour la réforme foncière, appelant les Africains à récupérer leurs terres, s’inspirant notamment des politiques menées au Zimbabwe et en Namibie.
Selon lui, la maîtrise des terres constitue une étape essentielle vers une véritable indépendance du continent.
🤝 “Nous ne sommes qu’un”
En conclusion, Julius Malema a appelé à la solidarité entre Africains, tant sur le continent que dans la diaspora.
« Aimez-vous les uns les autres partout où vous vous trouvez. Protégez-vous les uns les autres, car nous ne sommes qu’un. »
Un message fort dans un contexte où les tensions liées à l’immigration continuent d’alimenter le débat en Afrique du Sud.
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