La région de Beni a de nouveau été plongée dans le deuil et l'effroi ce vendredi 12 juin 2026. Une nouvelle incursion meurtrière, attribuée aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF), est venue frapper de plein fouet la localité de Kididiwe 2 (Lesigo), située près de Kasinga, dans la partie est de la ville de Beni, brisant une fois de plus le fragile espoir de quiétude des populations locales.
Selon les premiers témoignages recueillis auprès des sources locales et de la société civile, l'attaque s'est déroulée de manière brutale en plein milieu de la journée, surprenant les habitants dans leurs activités quotidiennes. Le bilan encore provisoire fait état d'au moins cinq civils lâchement exécutés et d'un combattant volontaire "Muzalendo" qui a perdu la vie en tentant de résister à la fureur des assaillants.
Outre les pertes en vies humaines immédiatement constatées sur place, la communauté locale est plongée dans une profonde angoisse face à la disparition de plusieurs autres personnes. L'incertitude plane sur le sort de ces citoyens, laissant de nombreuses familles de la région de Beni sans nouvelles de leurs proches au lendemain de cette journée de terreur.
D’après les indications fournies par les rescapés et les observateurs sécuritaires sur le terrain, après avoir semé la désolation à Kididiwe 2, les assaillants auraient rebroussé chemin en direction de Nyaleke, un point stratégique situé sur l’axe routier reliant Beni à Kasindi. Dans leur fuite, les rebelles ont emmené avec eux plusieurs otages, vraisemblablement pour servir de transporteurs de biens pillés ou de boucliers humains.
Face à ce drame, les forces de sécurité régionales, appuyées par les alertes de la population, restent mobilisées. Des opérations de fouille et des recherches approfondies sont actuellement en cours dans la zone pour tenter de retrouver les civils portés disparus, traquer les assaillants dans leur retraite et établir un bilan définitif de cette énième tragédie.
Cette énième incursion survenue aux portes de la ville de Beni rappelle la persistance de la menace que font peser les groupes armés sur la sécurité des civils dans l'est de la République Démocratique du Congo. Elle relance cruellement le débat sur l'efficacité des dispositifs sécuritaires et la nécessité de renforcer la protection des populations face à un ennemi qui continue de frapper en toute lâ
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