Le climat politique en République Démocratique du Congo vient de franchir un nouveau cap de tension à la suite d’une charge mémorable signée Julien Paluku. Dans sa tribune numéro 015 datée de ce dimanche 14 juin 2026, l’ancien gouverneur du Nord-Kivu réagit avec une virulence rare aux récentes plaintes de Joseph Kabila. L'ancien président honoraire s'étant lamenté le 11 juin dernier de n’avoir « toujours pas été entendu, moins encore compris », Paluku brise le silence pour acter ce qu'il qualifie de déchéance politique et de trahison suprême.
Pour Julien Paluku, l'incompréhension dont se plaint Joseph Kabila n'est que le résultat logique de ses propres choix stratégiques. L'ancien gouverneur interroge l’histoire : comment un homme a-t-il pu passer de la gloire du pouvoir absolu à Kinshasa pendant 18 ans pour finir aujourd'hui, selon ses termes, dans les bras du président rwandais Paul Kagame ? Cette rupture définitive marque la fin des illusions pour une grande partie de la classe politique qui a longtemps côtoyé l’ancien chef de l’État.
La tribune met en lumière ce que Paluku qualifie d'immense supercherie historique concernant la guerre à l’Est du pays. Il accuse ouvertement Joseph Kabila d’avoir orchestré un double jeu machiavélique pendant des années, faisant croire aux Congolais qu’il combattait le CNDP puis le M23. Aujourd’hui, l'ancien gouverneur affirme que les faits démontrent que Kabila en était le véritable cerveau moteur, sacrifiant des officiers loyalistes des FARDC et des civils innocents pour préserver des alliances secrètes.
L’argument massue de cette offensive politique repose sur la présence signalée de l'ancien président à Goma, aux côtés des agresseurs et du chef rebelle Sultani Makenga. Paluku rappelle avec ironie que ce même Makenga avait pourtant été officiellement radié de l’armée par Kabila lui-même. Un acte de radiation qui, avec le recul, apparaît désormais comme une stratégie dissimulée pour permettre aux rebelles de se réorganiser et de poursuivre le calvaire des populations de Masisi, Rutshuru, Rubaya, Bukavu ou encore Lubero.
Julien Paluku revisite également les grands épisodes militaires de la décennie précédente pour appuyer sa thèse du complot. Selon lui, l’arrestation ultra-médiatisée de Laurent Nkunda à Kigali et la reddition théâtrale de Bosco Ntaganda à l’ambassade des États-Unis n’étaient que des arrangements secrets conclus en coulisses entre Joseph Kabila et Paul Kagame. Ce « deal qui a ensanglanté la patrie » étant désormais exposé au grand jour, plus aucun doute ne semble permis pour l'auteur de la tribune.
En conclusion, l'ancien gouverneur du Nord-Kivu lance un avertissement solennel à l'actuelle opposition congolaise, l'exhortant à ouvrir les yeux et à ne pas suivre un homme définitivement isolé dans son dessein de destruction. Ironisant sur les propres citations bibliques de Kabila qui affirmait que « rien n'est caché qui ne doive être découvert », Paluku prend le peuple à témoin : les masques sont tombés, les faits parlent d’eux-mêmes, et l'histoire a rendu son verdict en ce dimanche à
Goma.
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