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Politique

Constitution en RDC : Les États-Unis, l'Union Africaine et la France haussent le ton contre Tshisekedi

Par Rédaction Jambo
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La République Démocratique du Congo traverserait une période de turbulences politiques et diplomatiques sans précédent. Après l'adoption par le Sénat congolais, le 15 juin 2026, d'une proposition de loi relative à l'organisation des référendums — un texte ouvrant la voie à une révision constitutionnelle — une pression internationale s'organiserait contre le projet du président Félix Tshisekedi.

Selon Jeune Afrique, ce vote sénatorial est intervenu quelques jours seulement après un rassemblement de l'opposition à Kinshasa, émaillé de heurts, au cours duquel plusieurs opposants auraient été blessés.

Washington n'aurait pas validé la justification constitutionnelle de Tshisekedi

Lors d'une conférence de presse début mai 2026 rapportée par Actualite.cd, Félix Tshisekedi avait justifié sa volonté de réviser la Constitution par certaines réformes du secteur judiciaire exigées dans le cadre du partenariat stratégique que la RDC a négocié avec les États-Unis en décembre 2025. Cependant, selon plusieurs sources diplomatiques, Washington n'aurait pas validé cette interprétation et demanderait au contraire le respect du calendrier électoral prévu pour 2028.

Le chef de l'État avait par ailleurs déclaré publiquement : « Si le peuple souhaite que j'aie un troisième mandat, j'accepterai », une formule qui aurait suscité une vive inquiétude dans les chancelleries occidentales.

L'opposition congolaise réclame un dialogue inclusif

Sur le plan interne, l'appel à un dialogue national inclusif se renforcerait dans les rangs de l'opposition. Selon Actualite.cd, Jean-Marc Kabund, ancien allié du président Tshisekedi, a averti lors d'un meeting le 24 avril 2026 : « Si hier nous avions évoqué une transition sans Kabila, cette fois-ci nous allons exiger une transition sans Félix Tshisekedi. »

Pour l'opposition, ce dialogue devrait impérativement se tenir avant 2028 pour permettre la bonne tenue des élections, sans que le chef de l'État n'en fixe lui-même le cadre ni les conditions.

L'analyse des experts : une pression insuffisante pour arrêter le processus

Selon Ithiel Batumike, analyste politique au Centre de recherches congolais Ebuteli, cité par Afriquinfos, « sans une pression suffisante, le pouvoir n'a pas l'intention de s'arrêter dans son projet de changement de la Constitution. »

L'analyste rappelle également le précédent de l'ancien président Joseph Kabila, qui avait tenté de se maintenir au pouvoir au-delà de deux mandats en modifiant la loi électorale en 2015 — un scénario que l'opposition qualifie aujourd'hui de « glissement » et qu'elle redouterait de voir se reproduire.

Selon Afrikmag, l'opposition craindrait un double scénario : une réforme constitutionnelle d'un côté, et un calendrier électoral incertain de l'autre, Tshisekedi ayant déclaré le 6 mai que l'élection présidentielle de 2028 pourrait être reportée si la guerre dans l'Est se poursuivait.

Paris envisagerait une transition

Du côté français, des sources non officielles évoqueraient une position de plus en plus distante vis-à-vis du pouvoir de Kinshasa. La France, selon ces sources, ne verrait plus Félix Tshisekedi comme un interlocuteur stable et soutiendrait l'idée d'un dialogue facilité par une personnalité africaine neutre. Plusieurs noms circuleraient, dont celui du président kenyan William Ruto, qui s'est distingué comme médiateur régional et que l'Union Africaine a nommé champion de la réforme institutionnelle depuis février 2024. Ces informations n'ont cependant pas encore été confirmées officiellement par Paris.

La loi référendaire sur le bureau de Tshisekedi

Selon Jeune Afrique, la loi référendaire adoptée par le Sénat le 15 juin se trouve désormais sur le bureau de Félix Tshisekedi, qui devra décider de la promulguer ou non. Si elle est promulguée, elle permettrait d'organiser un référendum pouvant remettre à zéro le compteur des mandats présidentiels — ouvrant ainsi la voie à un troisième mandat d'ici 2028.

Jambo News Channel suivra de près l'évolution de cette situation et vous tiendra informés de tout développement officiel.


SOURCES :

  • Jeune Afrique — jeuneafrique.com
  • Actualite.cd
  • Afrikarabia.com
  • AfrikMag — afrikmag.com
  • Afriquinfos — afriquinfos.com
  • Radio Okapi — radiookapi.net
  • France 24 — france24.com

 


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