URGENT Crise au Parlement : Les députés du Nord-Kivu et de l’Ituri claquent la porte de l’Assemblée nationale
Politique

Crise au Parlement : Les députés du Nord-Kivu et de l’Ituri claquent la porte de l’Assemblée nationale

Par Rédaction Jambo
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Le Palais du Peuple est le théâtre d'un véritable coup d’éclat politique qui fragilise l'unité de la représentation nationale. Les députés nationaux des provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri ont annoncé la suspension temporaire de leur participation aux travaux parlementaires. Cette décision radicale intervient en signe de protestation immédiate après le report, par le Bureau de la chambre basse, du débat à huis clos initialement programmé pour évaluer la tragique crise sécuritaire qui sévit dans la partie orientale de la République Démocratique du Congo.

L'élément déclencheur de cette colère parlementaire est le choix du Bureau de l’Assemblée nationale de renvoyer à une date ultérieure cette séance cruciale, pourtant promise et annoncée la veille. Pour les élus de l'Est, ce contretemps est perçu comme un manque de considération inacceptable face à l'urgence humanitaire et militaire. Ils refusent de voir la situation de leurs provinces reléguée au second plan de l'agenda politique de la capitale.

Directement acculés par leurs bases électorales qui subissent le calvaire au quotidien, ces députés affirment ne plus pouvoir cautionner l'ordre du jour actuel de l'institution. Ils jugent indécent de concentrer les énergies parlementaires sur des débats institutionnels, notamment autour de la loi référendaire, pendant que des territoires entiers comme Beni, Lubero, Mambasa ou Irumu continuent de s’enfoncer dans un cycle de violences meurtrières. Les élus dénoncent une déconnexion flagrante d'une partie de la classe politique face aux priorités de la nation.

Pour maximiser leur pression sur les institutions de Kinshasa, les parlementaires frondeurs posent désormais une condition stricte et non négociable à leur retour dans l'hémicycle. Ils exigent une rencontre directe et sans intermédiaire avec le président de la République, en sa qualité de commandant suprême des Forces armées (FARDC). Selon eux, seule une implication directe au plus haut sommet de l’État pourra enclencher des réponses militaires et politiques à la hauteur du désastre.

Cette rupture a été officialisée à travers une déclaration filmée qui est devenue virale en quelques heures sur les réseaux sociaux. Les images de ces députés unis, exprimant leur ras-le-bol, ont suscité de vives réactions au sein de l'opinion publique congolaise. Cette vidéo cristallise la frustration accumulée par les populations de l'Est, qui estiment que la guerre qui ravage leur région depuis des décennies ne bénéficie pas de l'attention et de la solidarité requises de la part des institutions centrales.

Ce boycott ouvre une période d'incertitude pour l'Assemblée nationale, qui se retrouve amputée d'une partie essentielle de ses représentants au moment où le pays traverse des défis existentiels majeurs. Le Bureau de la chambre se retrouve désormais face à l'obligation de réagir rapidement pour dénouer cette crise interne et ramener les élus de l'Est autour de la table, sous peine de voir la fracture politique s'aligner dangereusement sur la fracture géographique du

 pays.


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