Le président burundais, Évariste Ndayishimiye, a livré de nouvelles déclarations sur la situation sécuritaire dans l'est de la République démocratique du Congo, lors d'une interview accordée à la BBC et diffusée ce samedi.
Le chef de l'État burundais a indiqué qu'il interroge régulièrement les militaires de son pays déployés aux côtés des forces congolaises dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Selon lui, ces derniers affirment n'avoir jamais rencontré de combattants des FDLR dans leurs zones d'opération.
« Je demande sans cesse à mes troupes déployées au Congo : "Avez-vous vu un membre des FDLR ?" Elles répondent qu'elles n'en ont jamais vu », a déclaré le président Ndayishimiye.
Poursuivant son raisonnement, il a affirmé que les éléments des FDLR seraient principalement localisés en Ituri, où, selon lui, aucune troupe burundaise n'est déployée. Il a également soutenu que d'autres combattants des FDLR se trouveraient dans des zones contrôlées par le M23 et le Rwanda.
Le président burundais a estimé que ces éléments remettent en question les accusations récurrentes de Kigali selon lesquelles les forces congolaises coopèrent avec les FDLR. Il a souligné que les militaires burundais opérant aux côtés des FARDC n'ont, selon leurs témoignages, jamais constaté une telle collaboration sur le terrain.
« Ainsi, lorsque le Rwanda accuse les forces congolaises de collaborer avec les FDLR, il sous-entend que, puisque les troupes burundaises travaillent aux côtés des forces congolaises, elles collaborent également avec les FDLR », a-t-il déclaré.
Ces déclarations interviennent alors que la question de la présence et du rôle des FDLR demeure l'un des principaux points de désaccord entre la RDC et le Rwanda, dans un contexte où les initiatives diplomatiques pour ramener la paix dans la région se poursuivent.
Les propos du président burundais reflètent la position officielle de son gouvernement. Les autorités rwandaises défendent pour leur part une analyse différente de la situation sécuritaire dans l'est de la RDC, et les affirmations des différentes parties continuent de faire l'objet de contestations réciproques.Si vous le souhaitez, je peux également en faire une version plus percutante, au style « breaking news » pour Facebook ou un média en ligne.
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