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Religion et spiritualité

Le pasteur Nathan Epenge brise les codes : Pas de dot pour le mariage de sa fille, au nom de la foi

Par Rédaction Jambo
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Une décision radicale secoue la communauté chrétienne et bouscule les traditions bien ancrées en Afrique du Sud. Le pasteur Nathan Epenge a officiellement annoncé qu'il donnerait sa fille en mariage sans exiger la moindre dot. Ce choix, qui va à l'encontre des coutumes africaines séculaires, repose sur une conviction religieuse profonde et une volonté stricte d'aligner sa vie de famille sur les enseignements de son guide spirituel.

Pour justifier sa démarche, le pasteur Epenge s'appuie directement sur l'exemple de William Marrion Branham, figure de proue de son mouvement religieux. « Notre modèle est le prophète William Marrion Branham. Frère Branham a marié sa fille sans dot ; nous devons donc vivre la vie du prophète en toute chose », a-t-il déclaré. Pour ce leader religieux, les actions du prophète américain doivent dicter la conduite des croyants actuels, bien au-delà des normes sociétales.

Le pasteur a tenu à devancer les critiques de ceux qui y verraient une simple imitation des modes de vie occidentaux. Rejetant l'étiquette d'une simple « coutume américaine », il affirme fonder sa décision uniquement sur sa vision des Écritures. Pour lui, la foi doit s'affranchir de la tradition culturelle : de la même manière qu'un croyant abandonne les anciens rituels de baptême lorsqu'il reçoit « la connaissance de la Parole », il doit abandonner la dot, qu'il qualifie ouvertement de « fausse ».

> **Citation forte :** « Il faut que les frères me comprennent très bien : la dot dans le mariage, je dis que c'est faux. Non, je refuse cela ; moi, je m'appuie sur la Parole. »

Cette position doctrinale écarte également les exemples issus de l'Ancien Testament souvent brandis par les défenseurs de la tradition. Face à ceux qui rappellent qu'Abraham ou Lot ont eu recours à la dot pour marier leurs proches, le pasteur Epenge se montre intransigeant. Selon lui, aucun de ces patriarches bibliques ne peut supplanter le modèle contemporain incarné par Branham pour la conduite de l'Église.

Ce choix suscite de vifs débats au sein des communautés chrétiennes et coutumières, la dot étant traditionnellement perçue en Afrique comme un symbole de respect, d'alliance entre les familles et de protection pour la mariée. En choisissant de s'en passer, le pasteur Nathan Epenge pose un acte fort qui redéfinit, pour ses fidèles, les frontières entre les exigences de la culture et celles de leur foi.


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