URGENT 🔴 RDC : Martin Fayulu plaide pour un dialogue national incluant Kabila, le M23 et l’AFC
Politique

Onde de Choc à Kinshasa : Le Mea Culpa Incisif de Lambert Mende Omalanga sur Ses Années Kabila

Par Rédaction Jambo
6 vues

L'espace politique de la République Démocratique du Congo vient d'être secoué par une déclaration au vitriol dont les répercussions promettent de redessiner les alliances au sein de la classe dirigeante. Lambert Mende Omalanga, l'indéboulonnable et emblématique ancien ministre de la Communication et des Médias, a publiquement et frontalement rompu le devoir de réserve lié à son passé politique. Celui qui fut pendant plus d'une décennie le bouclier médiatique et le défenseur le plus féroce du régime de la Communauté des Communes (FCC) s'est fendu d'un réquisitoire d'une violence inédite contre son ancien patron, Joseph Kabila Kabange.

Avec le sens de la formule et le verbe tranchant qui ont fait sa réputation sur les plateaux de télévision du monde entier, le président du parti CCU (Convention des Congolais Unis) a jeté un regard sans concession sur sa propre trajectoire historique. Lambert Mende a confessé éprouver un profond sentiment de trahison et d'amertume à l'égard de l'ancien chef de l'État, affirmant sans détour avoir été l'objet d'une entreprise de manipulation politique de grande envergure. Cette confession publique, qui s'apparente à un reniement spectaculaire, marque une rupture psychologique et idéologique totale avec la ferme de Kingakati.

> « J'ai passé 12 ans aux côtés du président Joseph Kabila, mais aujourd'hui je ressens un goût amer car, il nous a manipulé et floué. Je regrette d'avoir collaboré avec lui, car il n'a fait que ruiner notre pays. »

> — Lambert Mende Omalanga

L'utilisation du terme « floué » par un homme doté d'une telle expérience des rouages de l'État démontre la profondeur de la fracture interne qui s'est opérée au fil des ans. En affirmant que le bilan de Joseph Kabila n'a fait que « ruiner le pays », Lambert Mende invalide d'un trait de plume les milliers de plaidoiries officielles, les conférences de presse mémorables et les argumentaires techniques qu'il a portés pendant douze ans pour justifier la politique de reconstruction nationale de la défunte formule de transition. C'est un pan entier de l'histoire récente de la RDC qui se retrouve ainsi réécrit par l'un de ses principaux architectes.

Ce revirement spectaculaire intervient dans un contexte politique national ultra-sensible, caractérisé par les grandes manœuvres autour de la réorganisation de l'Union Sacrée de la Nation (USN) et les débats houleux concernant l'avenir constitutionnel du pays. Pour de nombreux analystes de la scène kinoise, cette sortie médiatique n'a rien d'un hasard de calendrier. Elle s'inscrit dans une dynamique de positionnement et de renouvellement d'allégeance envers le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, au moment où le pouvoir en place durcit le ton face aux figures de l'ancienne opposition interne.

Dans l'entourage de Joseph Kabila, le choc de cette déclaration a immédiatement laissé place à un mépris teinté d'ironie. Les derniers fidèles du Raïs rappellent à qui veut l'entendre que Lambert Mende a bénéficié de tous les honneurs, des portefeuilles ministériels les plus stratégiques et d'une influence politique démesurée sous les deux mandats de l'ancien président. Pour le camp Kabila, ce *mea culpa* tardif relève du pur opportunisme politique et de la transhumance idéologique classique, une stratégie de survie visant à se détacher d'un navire d'opposition jugé trop encombrant pour les affaires.

L'onde de choc de ce déballage public se propage également au sein de l'opinion publique congolaise, habituée aux volte-face de sa classe politique mais surprise par l'intensité des mots choisis. Les réseaux sociaux se sont instantanément enflammés, les internautes exhumant les anciennes vidéos où Lambert Mende qualifiait Joseph Kabila de « visionnaire » et de « père de la démocratie congolaise ». Cette confrontation brutale entre les archives du passé et les déclarations du présent alimente un cynisme grandissant chez les citoyens quant à la sincérité des convictions des dirigeants.

Alors que les observateurs attendent avec impatience les prochains épisodes de ce déballage qui promet d'autres révélations croustillantes sur les secrets de la deuxième République, Lambert Mende semble assumer pleinement sa nouvelle posture de repenti politique. En choisissant de porter le coup de grâce à la légende kabiliste, l'élu de Lodja cherche à se réinventer une virginité politique pour rester incontournable dans les futurs équilibres du pouvoir. La suite des événements dira si cette rupture spectaculaire lui ouvrira les portes d'un nouveau destin ministériel ou si elle scellera définitivement sa réputation de caméléon de la politique congolaise. Affaire à suivre...


Réactions (0)

Laissez un commentaire

Soyez le premier à réagir à cet article.

Restez informé !

Recevez nos articles directement dans votre boîte mail.