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Politique

​🇨🇩 RDC : Jean Thierry Monsenepwo Réclame l'Arrestation de Martin Fayulu et Delly Sesanga avant le 3 Juin !

Par Rédaction Jambo
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La tension politique monte d'un cran en République Démocratique du Congo à l'approche de la journée de mobilisation du 3 juin. Jean Thierry Monsenepwo, cadre de la coalition au pouvoir, vient de jeter un pavé dans la mare en interpellant publiquement le Procureur général près la Cour de cassation. Il réclame formellement l'arrestation immédiate des opposants Martin Fayulu et Delly Sesanga. Le communicateur de la majorité accuse les deux leaders d'infractions graves, notamment de menaces de violences et d'incitation à la haine en marge des manifestations prévues.

Selon Jean Thierry Monsenepwo, les derniers discours tenus par les figures de proue de l'opposition dépassent largement le cadre de la liberté d'expression ou de la contradiction politique légitime. Il soutient que les mots d'ordre lancés pour la journée du 3 juin s'apparentent à un appel direct à la sédition et à l'insurrection populaire. Pour ce cadre de l'Union sacrée, la justice doit agir de manière préventive pour éviter que la capitale et d'autres provinces ne basculent dans le chaos.

Au cœur de l'accusation, Monsenepwo affirme détenir des éléments prouvant que la stratégie de l'opposition vise à provoquer la casse, le pillage et la destruction des biens publics et privés appartenant au peuple congolais. Il estime que Martin Fayulu et Delly Sesanga portent l'entière responsabilité intellectuelle et matérielle des dérives qui pourraient survenir lors de ce rassemblement. Pour lui, laisser ces leaders circuler librement équivaudrait à une complicité passive de l'appareil judiciaire face à une menace sécuritaire majeure.

Cette sortie médiatique fracassante intervient dans un contexte national extrêmement polarisé, principalement focalisé sur le débat houleux autour de la révision ou du changement de la Constitution de 2006. Martin Fayulu et Delly Sesanga se sont imposés comme les fers de lance du front du refus, multipliant les déclarations chocs pour bloquer le projet de référendum initié par le régime en place. Cette demande d'arrestation illustre la volonté de la majorité de neutraliser ce qu'elle qualifie de « rhétorique dangereuse ».

Du côté de l'opposition, cette démarche est perçue comme une énième tentative d'intimidation et de dérive dictatoriale de la part du pouvoir de Kinshasa. Les proches de Fayulu et de Sesanga dénoncent une instrumentalisation de la justice pour museler les voix discordantes et saboter le succès de la mobilisation citoyenne du 3 juin. Ils rappellent que manifester pacifiquement est un droit garanti par la Constitution et affirment que rien ne pourra fléchir leur détermination à faire barrage au projet de réécriture de la loi fondamentale.

Alors que le compte à rebours est lancé pour la date fatidique du 3 juin, les regards se tournent désormais vers le parquet pour voir quelle suite sera donnée à cet appel à l'action judiciaire. Une interpellation des deux opposants risquerait d'enflammer une rue kinoise déjà surchauffée, tandis que l'inaction pourrait être perçue par la majorité comme une faiblesse de l'État. Cette situation met une fois de plus à l'épreuve la capacité des institutions congolaises à gérer les crises politiques majeures sans basculer dans la répression systém

atique.


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