🇨🇩 RDC : l’UDPS veut ressusciter la Constitution de 1992 de la CNS, le projet relance le débat politique
L’UDPS envisage un retour à la Constitution de 1992, issue de la Conférence Nationale Souveraine (CNS), organisée sous la présidence de feu Laurent Monsengwo Pasinya. Cette annonce a été faite par l’Honorable Augustin Kabuya dans un contexte marqué par les discussions autour d’une éventuelle réforme constitutionnelle en République démocratique du Congo.
Adoptée au terme des travaux de la CNS au début des années 1990, cette Constitution était considérée comme un texte de rupture avec le régime du parti unique. Elle visait à instaurer un véritable État démocratique, fondé sur la séparation des pouvoirs, le multipartisme et la protection des libertés fondamentales.
Parmi les grandes lignes de cette Constitution de 1992 figuraient notamment :
la limitation du pouvoir présidentiel ;
le renforcement du rôle du Parlement ;
l’indépendance de la justice ;
la garantie des libertés publiques et des droits humains ;
le multipartisme intégral ;
une gestion plus décentralisée du pays ;
ainsi qu’un contrôle accru des institutions par des mécanismes démocratiques.
Le texte prévoyait également une transition politique destinée à conduire le pays vers des élections libres et transparentes après plusieurs décennies de tensions politiques sous le régime du maréchal Mobutu.
Cette sortie de l’UDPS intervient alors que le débat sur une possible révision constitutionnelle continue de diviser la classe politique et l’opinion publique. Certains y voient une tentative de refondation institutionnelle, tandis que d’autres redoutent une remise en cause des équilibres démocratiques actuels.
Plus de trente ans après la CNS, le retour évoqué à la Constitution de 1992 remet au centre du débat l’héritage politique laissé par Laurent Monsengwo Pasinya et la question de la gouvernance démocratique en RDC.
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