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Politique

Tensions à Kinshasa : Le mouvement de Joseph Kabila dénonce la répression du sit-in de la Coalition C64

Par Rédaction Jambo
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Le climat politique en République Démocratique du Congo se crispe à nouveau après les incidents survenus en fin de semaine dans la capitale. Le mouvement « Sauvons la RDC », une structure politique affiliée à l’ancien président Joseph Kabila, est monté au créneau ce samedi 13 juin 2026. L'organisation a fermement condamné la dispersion brutale du sit-in organisé la veille par la Coalition C64, marquant un durcissement du ton de l'opposition face au pouvoir en place.

Les faits incriminés se sont déroulés le vendredi 12 juin, lors d'une manifestation pacifique qui a tourné à l'affrontement suite à l'intervention des forces de l'ordre. Selon les organisateurs, la mobilisation visait à exprimer des revendications citoyennes et politiques précises, mais elle s'est heurtée à une réponse policière jugée disproportionnée. Les images de la répression, largement relayées, ont immédiatement suscité une vague d'indignation au sein des états-majors de l'opposition.

Dans sa déclaration officielle, le mouvement pro-Kabila ne mâche pas ses mots et cible directement le sommet de l'État. L'organisation tient le président Félix Tshisekedi pour le premier responsable de ces dérapages. En ciblant ainsi la plus haute autorité du pays, le mouvement prolonge la rupture consommée entre le camp de l'ancien chef de l'État et l'actuelle gouvernance, plongeant le débat public dans une rhétorique d'affrontement direct.

Au-delà de la figure présidentielle, la charge politique vise de manière exhaustive l'appareil répressif de l'État. « Sauvons la RDC » pointe du doigt « l'ensemble de la chaîne de commandement civile, policière et sécuritaire ». Cette formule englobe aussi bien les autorités urbaines qui interdisent ou encadrent les marches que les officiers de police qui déploient les troupes sur le terrain, refusant de dissocier les exécutants des donneurs d'ordres.

L'aspect le plus lourd de cette condamnation réside dans la nature des responsabilités invoquées par les lieutenants de Joseph Kabila. Ces derniers affirment que les dirigeants actuels sont « personnellement, politiquement et pénalement responsables » des violences physiques et des interpellations enregistrées le 12 juin. L'usage du terme « pénalement » résonne comme une mise en garde à long terme, évoquant la possibilité de futures poursuites judiciaires nationales ou internationales.

Cette prise de position de l'écosystème kabiliste intervient dans un contexte de recomposition des forces de l'opposition, où la Coalition C64 tente de s'imposer comme un nouveau pôle de contestation. En parrainant vocalement cette dynamique, le camp de l'ancien président cherche à fragiliser la légitimité des méthodes de maintien de l'ordre du gouvernement et à capitaliser sur le mécontentement social à Kin

shasa.


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