Le débat sur la révision constitutionnelle en République Démocratique du Congo franchit les portes des états-majors politiques et provoque de véritables secousses internes, notamment au sein de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC). C'est le Dr Didier Kamerhe, fils biologique du président de l'Assemblée nationale Vital Kamerhe et Secrétaire Politique National (SPN) du parti, qui a allumé la mèche à travers une mise en garde d’une rare violence politique. Visant directement les cadres et les militants de sa propre famille politique, il a fermement tapé du poing sur la table pour verrouiller la position du parti face à ce qu'il qualifie de dérive, affichant une ligne rouge intransigeante que personne ne devrait franchir sous peine de lourdes sanctions.
Dans une déclaration publique qui résonne comme un ultimatum, Didier Kamerhe a brandi la menace d'une exclusion immédiate contre tous les dissidents internes qui prêteraient main-forte au projet de changement de la loi fondamentale. Le cadre du parti s’est voulu d’une clarté absolue, affirmant s'exprimer sans crainte d'être contredit ni par le Président National, ni par le Secrétaire Général, Billy Kambale. Selon ses termes précis, tout membre de l'UNC, quel que soit son rang, qui participera directement ou indirectement à ce qu’il qualifie de « projet de coup d'État constitutionnel » va s'auto-exclure du parti, conformément à l'article 17.ter des statuts de l'organisation. Pour le fils du leader de l’UNC, la loyauté envers la patrie doit primer sur les calculs politiques, martelant avec force que l'UNC et son leadership national ne trahiront jamais la RDC.
Cette sortie médiatique fracassante vient exposer au grand jour d’intenses tiraillements et de profondes divergences stratégiques au sein même de la majorité au pouvoir en RDC. Alors que plusieurs figures de l’UNC et de la coalition gouvernementale multiplient ces derniers temps les déclarations favorables à une réforme constitutionnelle ou à l’organisation d’un référendum, ce recadrage musclé de Didier Kamerhe sonne comme un coup d'arrêt. En qualifiant ouvertement la démarche de « coup d'État constitutionnel », la voix de la famille Kamerhe marque une rupture idéologique nette avec les partisans du changement de texte, plongeant l’UNC dans une zone de turbulences où la discipline du parti est désormais mise à rude épreuve face à l'avenir institutionnel du p
ays.
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