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Kinshasa sous Tension : Quand la Rumeur Politique Allume les Brasiers de l'Intolérance

Par Rédaction Jambo
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La folie destructrice a encore frappé la capitale congolaise dans la nuit, plongeant le monde des affaires et des médias dans la stupeur. Le restaurant KANYA ainsi qu'une partie des installations de la célèbre chaîne de télévision Télé 50 ont été la cible d'un incendie criminel, perpétré par des individus non identifiés. Cet acte de vandalisme pur et simple ne répond à aucune logique de revendication sociale, mais s'inscrit directement dans une dynamique de vengeance aveugle guidée par la rumeur.

Le prétexte avancé par les assaillants met en lumière le degré de toxicité qui ronge actuellement le débat public à Kinshasa. Ces infrastructures ont été prises pour cibles sous le seul prétexte qu'elles appartiendraient à l'ancien président Joseph Kabila. Qu'elles soient avérées ou totalement infondées, ces allégations de propriété ont suffi à transformer des outils de travail et des espaces de vie en symboles à abattre, illustrant la facilité avec laquelle la haine politique peut instrumentaliser les esprits.

S'attaquer à un média comme Télé 50 est un signal extrêmement alarmant pour la liberté de la presse et d'expression en République démocratique du Congo. Une chaîne de télévision n'est pas le simple prolongement de son propriétaire, présumé ou réel, mais un espace où travaillent des journalistes, des techniciens et des ouvriers qui n'ont d'autre ambition que de gagner leur vie. En détruisant ces équipements, les incendiaires ne s'attaquent pas à un homme politique, mais au droit à l'information et à la sécurité de dizaines de familles congolaises.

Cette dérive violente pose également la question de la sécurité des investissements économiques à Kinshasa. Le restaurant KANYA, lieu de convivialité et créateur d'emplois locaux, paye le prix fort d'une polarisation politique devenue incontrôlable. Quel opérateur économique prendra le risque d'investir son capital et de créer de la richesse si une simple rumeur politique suffit à voir son établissement réduit en cendres du jour au lendemain dans l'impunité la plus totale ?

Face à ce énième dérapage, le silence ou le laisser-faire des autorités s'apparenterait à une complicité passive. Les forces de l'ordre et la justice doivent impérativement se saisir de ce dossier pour identifier, arrêter et punir avec la plus grande sévérité les commanditaires et les exécutants de ce double incendie. Laisser s'installer l'idée qu'on peut détruire des biens privés sous couvert de règlement de comptes politiques est la garantie de voir la capitale basculer dans l'anarchie.

L'heure est venue pour l'ensemble de la classe politique et de la société civile de condamner unanimement ces actes de barbarie qui n'honorent pas la démocratie congolaise. La politique doit rester un combat d'idées, de programmes et de visions au sein des institutions, et non un prétexte pour brûler le pays. Si Kinshasa laisse la rue dicter sa loi par le feu et le vandalisme, c'est l'ensemble de l'édifice social et de l'État de droit qui finira par se con

sumer.


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