Un nouveau blocage vient de gripper les canaux diplomatiques de la sous-région. Plutôt que de s'engager sur la voie d'un dialogue inclusif traditionnel sous médiation internationale, Kinshasa a soumis une contre-proposition audacieuse à l'Angola. Le gouvernement congolais a suggéré l'organisation d'« États généraux de la Refondation de l'État pour le Salut de la Patrie », une formule alternative pensée pour contourner les formats de négociation classiques.
Selon les révélations du magazine *Jeune Afrique*, ce forum restreint devait réunir 500 participants triés sur le volet. Cependant, les termes de référence de cette proposition fixaient des lignes rouges d'exclusion très strictes : l'ancien président Joseph Kabila ainsi que l'ensemble des groupes armés actifs dans l'est du pays étaient formellement écartés de la table des discussions.
Le format proposé par Kinshasa se voulait un processus entièrement placé sous l'égide souveraine congolaise. Dans ce schéma, le président Félix Tshisekedi aurait assumé le rôle exclusif de premier convocateur de ces assises et de destinataire final de toutes les conclusions. Une centralisation du pouvoir décisionnel qui visait à garder le contrôle total de l'agenda politique interne.
Cette manœuvre de contournement n'a pas trouvé d'écho favorable auprès du médiateur régional. Les autorités de Luanda ont officiellement rejeté cette proposition de Kinshasa, maintenant leur préférence pour un cadre de discussion plus inclusif et conforme aux efforts de paix régionaux. Ce refus angolais remet les deux capitales face à leurs divergences sur la méthode à adopter pour résoudre la crise congolaise.
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