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Sécurité dans le Haut-Uele : les FARDC lancent une opération d'envergure pour désarmer les éleveurs Mbororo

Par Rédaction Jambo
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Le commandement militaire des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) tape du poing sur la table dans la province du Haut-Uele. Face à la recrudescence de l'insécurité et aux tensions communautaires récurrentes dans cette partie septentrionale du pays, l'armée régulière vient d'annoncer le lancement officiel d'une vaste campagne de désarmement forcé. Cette opération cible sans distinction tous les détenteurs illégaux d'armes de guerre, mais vise plus particulièrement les éleveurs nomades et réfugiés climatiques étrangers, communément appelés « Mbororo », qui se sont installés en masse dans le secteur opérationnel Uele, dans le nord-est de la province.

Les détails et les articulations stratégiques de cette offensive sécuritaire majeure ont été apportés par le Général de Brigade Jean Daniel Matabombi. En sa qualité de premier commandant adjoint du Service de l’éducation civique, social et d’action pour le développement (SECAS) au sein des FARDC, et également chargé des opérations et du renseignement pour cette mission, le haut gradé a tenu à clarifier la doctrine des forces loyalistes. Pour l'état-major, la prolifération d'armes automatiques aux mains de populations civiles transhumantes constitue une menace directe contre la souveraineté nationale et l'intégrité du territoire congolais.

L'analyse de la situation sur le terrain menée par les services de renseignement révèle que la cohabitation entre les communautés locales et ces éleveurs nomades armés est devenue explosive. Poussés par les effets dévastateurs du changement climatique et la désertification dans la sous-région, les Mbororo traversent les frontières poreuses avec de grands troupeaux de bétail, s'installant de force dans les champs des agriculteurs autochtones. Le Général Matabombi a souligné que le port illégal d'armes de guerre par ces bergers transhumants engendre une asymétrie de pouvoir insupportable, débouchant régulièrement sur des exactions, des pillages et des conflits sanglants avec les populations civiles locales.

Pour garantir le succès de cette mission délicate, les FARDC ont déployé des unités spécialisées et renforcé les patrouilles de contrôle le long des axes stratégiques et des zones de pâturage du Nord-Est. La directive du Général de Brigade Jean Daniel Matabombi est claire : aucune tolérance ne sera accordée à ceux qui dissimulent du matériel militaire. Au-delà de l'aspect purement coercitif, le service d'éducation civique et sociale de l'armée prévoit de mener des séances de sensibilisation auprès des notables locaux et des leaders des déplacés pour expliquer le bien-fondé de cette restauration de l'autorité de l'État, tout en gérant les aspects humanitaires liés au statut de ces réfugiés climatiques.

Cette opération de désarmement intervient à un moment crucial où la province du Haut-Uele tente de consolider son élan de développement économique, largement freiné par la persistance de poches d'insécurité à ses frontières. Les autorités provinciales et la société civile réclamaient depuis plusieurs mois une implication vigoureuse de l'armée pour réguler le flux des Mbororo et stopper l'infiltration d'armes légères en provenance des pays voisins en crise. En prenant le contrôle des renseignements et des opérations, le commandement des FARDC cherche à envoyer un signal fort de reprise en main sécuritaire à l'échelle de toute la grande région de l'ex-Province Orientale.

L'issue de cette campagne dans le secteur opérationnel Uele sera déterminante pour la stabilité à long terme des frontières septentrionales de la RDC. Le succès des hommes du Général Matabombi ne se mesurera pas seulement au nombre de fusils d'assaut saisis, mais aussi à leur capacité à pacifier durablement les relations intercommunautaires et à sécuriser le retour des paysans dans leurs plantations. Entre l'impératif de fermeté face à l'illégalité et la gestion complexe de flux migratoires environnementaux globaux, l'armée congolaise fait face à un défi sécuritaire moderne majeur qu'elle est déterminée à relever pour protéger ses ci

toyens.


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